« Alerte rouge » pour l’humanité : le rapport alarmant du Giec sur le climat

« Il n’y a pas le temps d’attendre et pas de place pour les excuses », a insisté Antonio Guterres, réclamant que la COP soit un « succès », après cette « alerte rouge pour l’humanité » lancée par le Giec.

 

« Il n’y a pas le temps d’attendre et pas de place pour les excuses », a insisté Antonio Guterres, réclamant que la COP soit un « succès », après cette « alerte rouge pour l’humanité » lancée par le Giec.

Mais à ce stade, seule la moitié des gouvernements ont révisé leurs engagements d’émissions de gaz à effet de serre. La précédente série d’engagements, pris dans la foulée de l’Accord de Paris de 2015, conduirait à un monde à +3°C, s’ils étaient respectés, mais au rythme actuel, le monde se dirige plutôt vers +4°C ou +5°C.

Au milieu de ses sombres projections, le Giec apporte malgré tout un espoir auquel se raccrocher.

Dans le meilleur scénario, la température pourrait revenir sous le seuil de 1,5°C d’ici la fin du siècle, en coupant drastiquement les émissions et en absorbant plus de CO2 qu’on en émet. Mais les techniques permettant de récupérer le CO2 dans l’atmosphère à large échelle sont toujours à l’état de recherche, note le Giec.

Des fontes de glaces aux conséquences irréversibles

Et certaines conséquences du réchauffement sont de toute façon « irréversibles », insiste le rapport. Sous l’influence de la fonte des glaces polaires, le niveau des océans va continuer à augmenter pendant « des siècles, voire des millénaires ». La mer, qui a déjà gagné 20 cm depuis 1900, pourrait encore monter d’environ 50 cm d’ici 2100, même à +2°C.

« Ça semble lointain, mais des millions d’enfants déjà nés devraient être encore bien vivants au 22e siècle », souligne Jonathan Bamber, un des auteurs du rapport.

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Pour la première fois, le Giec souligne également « ne pas pouvoir exclure » la survenue des « points de bascule », comme la fonte de la calotte glaciaire de l’Antarctique ou la mort des forêts, qui entraîneraient le système climatique vers un changement dramatique et irrémédiable.

Mais ce n’est pas une raison pour abandonner le combat, au contraire, insistent scientifiques et militants. Parce que le changement climatique ne se déchaîne pas par magie à un certain seuil : chaque fraction de degré compte et renforce les impacts.

« Nous ne sommes pas voués à l’échec », assure Friederike Otto, une des auteurs. « Nous ne laisserons pas ce rapport être remisé sur une étagère », insiste de son côté Kaisa Kosonen, de Greenpeace. « Nous l’apporterons avec nous dans les tribunaux ».

Avec AFP

source: france24